Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 16:39

22h03, lui allume la 7ème cigarette de la soirée, et l’autre sent son briquet fatigué, le secouer, 1fois, 2 fois, jamais 2sans 3 mais plutôt que…il demandera des allumettes au patron du Bar…pour finalement, consumer sa 9ème cigarette et première allumette…C’est une nuit de juillet dans le Sud de la Corse…par 30°c, chaude nuit dit-on à la météo de France 2…Lui, 1pastis, 5verres de rouge, 3heinekens…l’autre, 1pastis, 6verres de rouge, 2amstel, ils sont amis, ils font la fête, un week-end où l’on veut s’amuser, Quoi de plus normal, après 6jours… semaine de 43h, « travailler plus pour … » des heures fatigantes…d’un boulot que l’on voudrait changer…Lui, n’a qu’une obsession, qu’une envie, changer d’air…Ce serait l’idéal, le garage ne fonctionne plus comme avant :6clients et 800euros de recette cette semaine, …l’autre travaille dans l’épicerie de son oncle, une épicerie de quartier depuis 1965, 3 propriétaires depuis sa création, mais plus de 450 riverains, de clients et de fidèles…en temps de crise…Quand le pouvoir d’achat chute,… une baisse de 0,5% en 2008, qui s'accentuera en 2009 et devrait s'établir à -1%, indique le baromètre annuel Cetelem paru en janvier. Lui et l’autre, 2amis d’enfance, se connaissent depuis 11ans, et ont maintenant entre 25et 23ans…et plus d’1,8gramme d’alcool dans le sang…qu’on se le dise !! les nuits corses échappent à l’ennui, et les nuits alcoolisées rendent les heures moins longues, moins lentes comme ces secondes, comme leurs têtes plus lourdes pourtant vidées de tout…à la télé, au bar, aux tables , 6, 8, 11 clients des habitués, 4femmes, dont deux touristes en vacances accompagnées de leurs hommes, à eux 4, ils ont 134ans, et les 2couples totalisent 6ans de vie commune en moyenne. Ils sont du continent, du Sud, de MARSEILLE, et 11jours de vacances…dans l’île de beauté…et de chaleur…30°C, plus 3 / 4°C de plus, depuis leur nième verre…Pour les autres clients habitués rien ne s’anime différemment des autres soirs, mais le train quotidien n’est pas ennemi,…disons plutôt à mi chemin entre l’espoir d’une rencontre et le très tard retour à la maison…Et les voilà, partis, ce soir, ils resteront tous les 2, alors pourquoi pas faire un saut dans la commune voisine, voir si dans les 2 3bars, du village, on ne pourrait multiplier ces chances, de conquêtes, plus de femmes célibataires cette fois, à voir…Sur la départementale, la radio ne capte pas bien et la fréquence oscille entre 102.3 et 101.9…alors on met un CD, une compile de 21morceaux téléchargés évidemment…le 21, Jason Mraz « I’m Yours », volume à fond, est un bon morceau où on se sent libre, on voudrait tout faire péter…mais en attendant c’est la vessie de l’autre qui explose…s’arrêter au km31, et pisser…se soulager…et fumer une dernière clope…Et puis la musique s’arrête…c’est le silence, les têtes bourdonnent des dernières décibels…se sentir libre…et tout faire péter…et puis quoi ! on les emmerde…c’est la crise, on emmerde le gouvernement…on emmerde tout le monde…tout faire péter…Alors 13cigarettes plus tard depuis les premiers verres, Lui entend, l’autre faire quelques pas dans l’herbe sèche, par 30°c d’une nuit d’ennui corse de Juillet, un silence,…puis un craquement, non pas une branche malgré le vent…non, c’est un autre craquement, tout petit qui en précède et annonce des milliers d’autres, il y aura des cris, des pleurs et des grincements de dents…Car 22h54, ce Jeudi23juillet d’ennui, de brume électrique d’une nuit alcoolisée de crise, et de grise mine…Ce soir par 30°c, ils ont décidé d’amener l’enfer en Ile de beauté …et de chaleur…La suite de nombres et d’ombres se succèdent : 79pompiers en tenue écarlate dont 6seront légèrement blessées, 8maisons abandonnées par autant de familles, d’enfants, 4jours d’incendies, de flammes, d’odeurs, de craquements de branches tombant dans la fournaise, de ces flammes qui atteignent 10m de haut, attisées par un vent de 80 à 90km/h, 6000ha de végétation …et une idée fixe…l’enfer, c’est donc ça…, l’ennui,…2hommes et une allumette.

Par A.J.SABAS
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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 12:04

Bajo el cielo color rosa del atardecer de invierno, se confunden con el horizonte los tejados con sus tejas grises húmedos y las chimeneas humando, señales de vidas y destinos, de cuentos y retratos, bajo el cielo mármol, se extienden las piedras y el hormigón.

La ciudad ya no es eternal, ya no existe, solo pretende ser. La ciudad esta intentando ser el hogar de sus habitantes, el lugar a donde se puede todavía esperar y imaginar, y del corazón de la “cité” se oye el grito, la respiración, de sus habitantes, el ruido de la construcción y de los atascos, el silbato de los policíacos, coordinando la circulación…

 

En este infierno de asfalte, en el medio del barrio, en un patio entre los antiguos edificios obreros de ladrillos rojos, aquí hay el jardín público, a dónde se encuentran las familias, los ancianos y amigos de largo tiempo y los niños, jugando, peleándose como en un cuadro de Goya. Porque aquellos niños no son tan diferentes de aquella época, son todavía hijos de obreros o a lo mejor de trabajadoras sociales y profesores de colegio. La clase obrera y la media clase pertenecen al mismo destino, la fatalidad de las crisis que se siguen y se parecen… Las elecciones y sus mentiras, el hombre de la providencia y sus sueños corruptivos. Nadie se escapa realmente de esa realidad,… sin embargo, la felicidad todavía existe y persiste en las pequeñas cosas del cotidiano. (leer la continuacion en la pagina / lire la suite dans les pages El sueño de la libélula...)

Par A.J.SABAS
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 22:35

ahora se acaba la canción…la gente saliendo de la sala del Concierto se aleja lentamente pero precisamente del ruido y del sitio, para ganar las entradas del metro …al mismo tiempo, en otra ciudad una pareja entra en la cocina del apartamento, adonde hay la mayoridad de sus amigos, están aquí charlando, bromeando, acordándose las anécdotas del pasado, y todos ellos en una, voz y energía, les felicitan por la boda…al mismo tiempo, en otro sitio, una ambulancia surge en la ronda, cerca de la estación, y los peatones y la gente en su coche, los que están paseando, y todas la miradas de los niños, y sus padres, de las parejas, del grupo de chicos que salen de su escuela, todas la miradas se dirigen hacia la ambulancia…al mismo tiempo, en otro lugar, cuatros chicas estudiante, salen en la calle, ebrias, gritando, cantando canciones absurdas, alguna cayendo a veces y las demás intentando mantenerla de pies…al mismo tiempo, en otro pais, un grupo de monjas sale de la iglesia, mientras el tono de las campanas tañen en el pueblo, ellas bajan por las escaleras sur, hasta la plaza del mercado a donde los vendedores ambulantes de frutas y verduras, los de pescado, hablan y charlan, con la gente que va de compras, a un momento un viento pasa por ahí y levanta el velo de las monjas…al mismo tiempo, en otra región , otros …

Par A.J.SABAS
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 20:30

finalmen, non, en fait, j n pe définitivmen pa bi1 le prendre por ce soir, amuz toi bi1 ac t pot…

karine, 23h18 à fred

… c’est l’histoire d’une femme pas trop célibataire, mais qui ce vendredi restera seule devant la star’ac. de l’autre côté de la ville, son copain sera à la soirée d’anniversaire du pote,…soirée où réapparaît l’ex. elle hésite pianote les premiers mots, les premières lettres, demande conseil à l’ami au bout du fil…

ce soir, elle est la fille aigrie, plus tout aussi ‘bien dans ses baskets’, ses doigts doutant et tapotant, trahissent qu’elle ne veut pas montrer que ça la soule…pourquoi n’est-elle pas invitée…et d’ailleurs ça veut dire quoi une « soirée entre potes »

la colère possèdent chacun de ses gestes, son sang bouillant le long de ses tempes réchauffe son ennui hivernal, le morose lui va aussi bien que la noirceur de ses pensées …il ne manquerait plus qu’il appelle ce soir pour qu’elle le maudisse…pourtant, elle appelle au calme, être la compréhensive et la bien entendue, l’idéale amante qui surprend par sa simple sérénité…mais elle est à bout …finalement, non, elle ne pourra définitivement pas acceptée l’abus…elle ne sera pas la compréhensive, mais la rugissante…la furieuse colère laisse échapper en un coup de sang …le doigt ne doute plus, l’ordre est clair…et le SMS envoyé

un message sidérale et sidéré parmi les milliers d’sms du genre qui colorent d’ambiance électrique les vendredi soir sur la terre…mais demain samedi est déjà un autre jour.

Par A.J.SABAS
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 20:15

« chacun de nous porte en soi, l’endroit de son possible exil » Milan KUNDERA

 

un néologisme, un mot que l’on invente,… on veut toujours que ça reste, que ça attire, que ça se grave dans les sillons de la mémoire comme ces notes de musique et ces refrains dont on n’arrive jamais à se départir, une fois insinué entre la liste des courses, l’anniversaire de mariage, vendredi, à la fin de la semaine, « pensez à récupérer les fleurs », la réunion de parents d’élèves  « et thimotée qui s’est encore battu cette semaine »…Bref, entre le nom de jeune de fille de la belle mère, le dernier album de Ben Harper, et cette foutue liste de course….il y a un refrain urbain, une excuse, un prétexte, une prose pas très cathodique…mais tellement empirique. Tu la sais tu l’as lu quelque part,

- « à la radio…peut-être… »

- NON ! j’ai dit : tu l’as lu…pas ‘entendu’. pas étonnant que tu aies oublié d’éteindre le four… »

tu l’as lu…tu l’as vécu …dans le tracé de ton histoire…tu regardes autour de toi…et tu sais que c’est vrai…nous sommes tous des exilés d’autre part…

exiilo, ce mot je l’ai inventé dans le métro de Madrid, entre la station ruben Dario et Nuñez de Balboa...et je voudrais qu’il me reste comme toute cette aventure madrilène un truc partant, et marrant, parlant, et pas trop prétentieux, quoique !

et puis j’ai dit l’exil, comme dit Milan, est en chacun de nous…nous pourrions n’avoir jamais quitté le lieu de la naissance et se sentir étranger, réfugié politique…au fond, ce serait la meilleure chose qui pourrait nous arriver…nous glisser dans la peau de ceux dont on parle à la télé, mais dont on ne sais pas vraiment de qui il s’agit.

exiilo, c’est aller à la rencontre des autres, à la rencontre de soi même…trouver en soi le courage de regarder les gens dans les yeux…c’est aller ailleurs, et revenir... c’est se dire qu’au fond, on est quand même pas si mal chez les autres.

exiilo, c’est vivre un an, dix ans à l’étranger, apprendre la langue, la culture,…partager sa vie…

exiilo, c’est vendredi, 17h, enregistrer la dernière version du dossier « Sano », pour la semaine prochaine, checker ses derniers mails… perso , bien sûr !, éteindre l’ordinateur…prendre son bagage, et foncer jusqu’à Orly, RDV avec Charlotte et Yvan…Demain, on est à Prague, pour un long week end, entre amis , …

exiilo c’est lézarder devant sa télé, samedi soir, et tomber sur un docu sur les rues de Calcutta et se dire, faudrait peut-être que je m’engage dans une assos… 

exiilo…c’est partager la banquette du bus avec une femme en tenue tradi, son fils emmailloté dans le dos, à moitié endormi, est surpris de vous voir le dévisager et vous dévisage à son tour…

exiilo est une rencontre de tous les types, une image, une photo, un son, un titre, une anecdote, …exiilo c’est un peu tout ça, …mais ce n’est certainement pas une liste de course.

Exiilo, ce mot je l’ai inventé dans le métro de Madrid, entre la station ruben Dario et Nuñez de Balboa...et je voudrais qu’il me reste comme toute cette aventure madrilène.

Par A.J.SABAS
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